
La Forêt du Grand Ours, refuge dans l'ouest du Canada pour des espèces menacées comme l'ours, l'aigle ou la baleine au large de ses côtes, et dont une partie est protégée contre l'industrie du bois, devient aujourd'hui une destination prisée d'écotourisme.
La mythique forêt s'étend sur 6,4 millions d'hectares, le long des côtes de la Colombie-Britannique, jusqu'à la frontière de l'Alaska, et représente la plus grande superficie de forêt pluviale tempérée en région côtière au monde.
Elle a retrouvé une nouvelle vie après l'engagement des autorités, en 2006,à protéger complètement deux millions d'hectares, soit un tiers de sa superficie totale, et à réglementer plus sévèrement la coupe sur le reste du territoire.
Grâce à cela, les groupes écologistes espèrent qu'elle deviendra un havre pour des espèces menacées ou en danger comme le grizzly, l'ours brun, le très rare ours 'Esprit' à la fourrure blanc crème, le saumon sauvage, l'aigle et les loups, mais aussi des espèces végétales telles les cèdres millénaires et les épiceas Sitka.
Ces groupes ont aussi travaillé à la mise en place d'entreprises axées sur le développement durable, impliquant les communautés autochtones dans la gestion de leurs territoires traditionnels.
Ardent défenseur de l'écotourisme, un concept qu'il a enseigné dans une université de la province avant de l'appliquer sur le terrain, Kevin Smith explique qu'il s'agit, pour les touristes, de "laisser quelque chose derrière eux pour les communautés qu'ils traversent".
M. Smith est le propriétaire de Maple Leaf Adventures, une agence "d'aventure" de luxe qui organise croisières le long des côtes et voyages au coeur de la forêt pluviale.
Comme d'autres entreprises qui fleurissent dans la région, cette agence emploie des scientifiques pour "éduquer" les touristes, et a recours à des guides issus des Premières Nations (autochtones) à toutes les étapes des voyages proposés.
"Nous utilisons autant que possible l'économie locale, les services et la nourriture offerts par l'économie locale", confirme Charlene Barringham, de Blue Water Adventures, une autre entreprise qui suit elle la même philosophie de tourisme écologique et équitable.
Avec l'explosion de l'écotourisme, même les ours participent à cette nouvelle activité, affirme la biologiste Misty MacDuffee, de la Fondation de conservation de la Forêt pluviale.
Avec la disparition des "chasseurs de trophées", obtenue en 2006 par les écologistes, les plantigrades ont commencé à se familiariser à la présence humaine et à vaquer sans peur à leurs occupations quotidiennes, sous le regard des touristes, affirme-t-elle.
Le tourisme équitable représente une source de revenus croissante pour les quelque 3.000 autochtones de la région, selon Marven Robinson, membre de la communauté Gitga'at, élu au conseil représentatif des Indiens et guide touristique certifié.
Les guides issus des communautés autochtones ont été recrutés après un accord entre l'industrie touristique et les dirigeants des Premières Nations pour accompagner les touristes venus observer les espèces animales dans leur milieu naturel, leur inculquer les bases de l'histoire et de la civilisation locales et leur faire découvrir un artisanat méconnu, parfois vieux de centaines, voire de milliers d'années.
"L'écotourisme a vraiment la cote en ce moment, et cela va encore s'accroître pour notre peuple", affirme M. Robinson qui a accueilli des touristes venus des Etats-Unis, d'Europe, du Japon et de tout le Canada.
La Forêt du Grand Ours, refuge dans l'ouest du Canada pour des espèces menacées comme l'ours, l'aigle ou la baleine au large de ses côtes, et dont une partie est protégée contre l'industrie du bois, devient aujourd'hui une destination prisée d'écotourisme.
La mythique forêt s'étend sur 6,4 millions d'hectares, le long des côtes de la Colombie-Britannique, jusqu'à la frontière de l'Alaska, et représente la plus grande superficie de forêt pluviale tempérée en région côtière au monde.
Elle a retrouvé une nouvelle vie après l'engagement des autorités, en 2006,à protéger complètement deux millions d'hectares, soit un tiers de sa superficie totale, et à réglementer plus sévèrement la coupe sur le reste du territoire.
Grâce à cela, les groupes écologistes espèrent qu'elle deviendra un havre pour des espèces menacées ou en danger comme le grizzly, l'ours brun, le très rare ours 'Esprit' à la fourrure blanc crème, le saumon sauvage, l'aigle et les loups, mais aussi des espèces végétales telles les cèdres millénaires et les épiceas Sitka.
Ces groupes ont aussi travaillé à la mise en place d'entreprises axées sur le développement durable, impliquant les communautés autochtones dans la gestion de leurs territoires traditionnels.
Ardent défenseur de l'écotourisme, un concept qu'il a enseigné dans une université de la province avant de l'appliquer sur le terrain, Kevin Smith explique qu'il s'agit, pour les touristes, de "laisser quelque chose derrière eux pour les communautés qu'ils traversent".
M. Smith est le propriétaire de Maple Leaf Adventures, une agence "d'aventure" de luxe qui organise croisières le long des côtes et voyages au coeur de la forêt pluviale.
Comme d'autres entreprises qui fleurissent dans la région, cette agence emploie des scientifiques pour "éduquer" les touristes, et a recours à des guides issus des Premières Nations (autochtones) à toutes les étapes des voyages proposés.
"Nous utilisons autant que possible l'économie locale, les services et la nourriture offerts par l'économie locale", confirme Charlene Barringham, de Blue Water Adventures, une autre entreprise qui suit elle la même philosophie de tourisme écologique et équitable.
Avec l'explosion de l'écotourisme, même les ours participent à cette nouvelle activité, affirme la biologiste Misty MacDuffee, de la Fondation de conservation de la Forêt pluviale.
Avec la disparition des "chasseurs de trophées", obtenue en 2006 par les écologistes, les plantigrades ont commencé à se familiariser à la présence humaine et à vaquer sans peur à leurs occupations quotidiennes, sous le regard des touristes, affirme-t-elle.
Le tourisme équitable représente une source de revenus croissante pour les quelque 3.000 autochtones de la région, selon Marven Robinson, membre de la communauté Gitga'at, élu au conseil représentatif des Indiens et guide touristique certifié.
Les guides issus des communautés autochtones ont été recrutés après un accord entre l'industrie touristique et les dirigeants des Premières Nations pour accompagner les touristes venus observer les espèces animales dans leur milieu naturel, leur inculquer les bases de l'histoire et de la civilisation locales et leur faire découvrir un artisanat méconnu, parfois vieux de centaines, voire de milliers d'années.
"L'écotourisme a vraiment la cote en ce moment, et cela va encore s'accroître pour notre peuple", affirme M. Robinson qui a accueilli des touristes venus des Etats-Unis, d'Europe, du Japon et de tout le Canada.
Il y a dix ans, c'était une vision séduisante pour le Liban et les amoureux de la nature: offrir des revenus aux habitants dans les zones rurales, protéger l'environnement et renforcer l'unité nationale.
Aujourd'hui, après une guerre, une crise politique et des flambées de violence récurrentes, les initiatives libanaises en faveur de l'écotourisme sont mal en point. Mais elles ne sont pas mortes.
Dans la région de la Bekaa (est), près de la frontière syrienne, une aide financière des Etats-Unis et de l'Europe a permis la mise en place d'un projet encourageant les familles à profiter de la nature, grâce à des guides locaux.
Déclarée zone protégée, la campagne autour du village de Kfar Zabad a retrouvé des atouts qu'elle avait perdus depuis longtemps.
"Avant, cette zone était remplie de chasseurs (...) mais depuis que le village a été classé en zone protégée, nous pouvons de nouveau entendre les oiseaux et profiter de la nature", explique fièrement le maire, Qassem Choker.
Les animaux sont revenus. Mais depuis l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri qui a marqué le début des troubles au Liban, ce sont les touristes qui sont devenus une espèce menacée.
Les craintes liées à la sécurité tiennent les étrangers et les libanais expatriés éloignés. Les visiteurs sont essentiellement originaires de Beyrouth et d'autres régions.
"Nous essayons d'expliquer que c'est sans danger mais la simple mention du nom de Bekaa les effraie", explique Dalia Al-Jawhary, de la Société de protection de la nature au Liban, très impliquée dans le projet Kfar Zabad.
Pour Faisal Abu-Izzedin, directeur du projet de Sentier de montagne du Liban, qui traverse 75 villages du pays du nord au sud sur une longueur de 440 km, le Liban a des atouts uniques.
"Nulle part ailleurs vous ne pouvez trouver une telle diversité", explique-t-il.
"Le Liban est classé parmi ls 25 premiers pays du monde en termes de biodiversité", explique Pascal Abdallah, qui dirige Responsible Mobilities, un tour operator centré sur l'écotourisme.
"On a encore des loups dans notre tout petit pays. Il y a un genre de hyènes qui n'existe que dans la partie orientale de la méditerranée. Et il y a bien sûr le cèdre".
En dépit des problèmes que traverse le pays, des communautés rurales, dont certaines ont lourdement souffert des combats, s'impliquent fortement dans l'écotourisme, synonyme d'emplois et de revenus.
Dans les villages près de la Réserve naturelle des cèdres du Shouf, des chambres d'hôte offrant des produits et de l'artisanat local ont été ouvertes.
Mais quel que soit le dynamisme de ces initiatives, tout le monde est d'accord: pour que l'écotourisme décolle, la situation politique du pays doit se stabiliser. En 2004, la réserve du Shouf a enregistré 28.000 visiteurs. L'an dernier, le chiffre est tombé à 14.000.
"Nous avons les infrastructures. Nous avons les pistes. Nous avons juste besoin de paix", résume Nizar Hani, coordinateur scientifique de la réserve.
Avec 1,6 milliard de touristes prévus en 2020, la première industrie de la planète commence à se préoccuper de son impact sur la nature et les cultures locales: le concept d'un tourisme durable, respectueux de la nature et des hommes, fait timidement son chemin.
Parcourir la forêt tropicale du Costa Rica, séjourner dans des cases en pleine brousse au Sénégal, partager la vie des moines dans un temple bouddhiste en Chine ... de plus de plus de touristes cherchent l'immersion totale, loin des foules.
Les géants de l'industrie touristique mondiale ont commencé à exploiter le filon du tourisme durable qui n'est plus l'apanage de militants "écolos" ou tiers-mondistes, et multiplient les campagnes de marketing "vertes".
"A présent, il y a 80% de communication et 20% de réalité dans ces discours, le but c'est d'inverser ces proportions dans dix ans", commente Jean Viard, sociologue spécialisé dans le tourisme.
Quant aux voyageurs, le tourisme durable "reste marginal, cela concerne environ 2% d'entre eux, mais il y a une forte progression", constate Pascal Aguillon, fondateur de l'Association française d'écotourisme.
"Au début, c'est un marché de niche comme dans l'automobile où la Toyota hybride est à la mode chez les bobos. Mais les élites favorisent l'émergence d'un marché qui sera ensuite petit à petit démocratisé", juge M. Viard.
Le secteur risque de "scier la branche sur laquelle il est assis" s'il ne limite pas les effets dévastateurs des voyages de masse sur la planète, ont prévenu les experts de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).
"Le tourisme est la fois victime et responsable du réchauffement climatique, il contribue pour près de 5% à l'émission des gaz à effet de serre", estime son président, Francesco Frangialli.
Les neiges du Kilimandjaro auront fondu au plus tard en 2020 et des îles des Maldives seront englouties par les flots: le changement climatique menace directement le fonds de commerce du tourisme.
La croissance vertigineuse du secteur, qui ne comptait que 25 millions de touristes internationaux en 1950, pourrait conduire à une augmentation de 150% de ses émissions de gaz à effet de serre dans les 30 prochaines années, selon l'OMT.
A l'ère de l'explosion des compagnies low cost, près de la moitié des 898 millions de touristes qui ont sillonné la planète en 2007 ont opté pour l'avion, responsable de 40% des émissions de CO2 engendrées par le tourisme.
Précurseur de la démocratisation des voyages en France, Nouvelles Frontières redoute qu'"avec l'envolée des prix du pétrole, prendre l'avion redevienne un luxe", selon son PDG Jean-Marc Siano.
Epuisement des ressources naturelles, travail des enfants, prostitution, abandon des cultures traditionnelles: la démocratisation des voyages dans les pays du Nord a fait des ravages dans les pays du Sud.
Pour éviter une surfréquentation des sites touristiques, certains pays contingentent l'accès des visiteurs, comme le Pérou pour le chemin des incas menant à Machu Picchu.
Faudra-t-il pour autant renoncer à voyager? "Le tourisme durable, ce n'est pas la réduction des voyages, qui serait une immense régression, mais c'est voyager autrement, à un rythme différent", estime Jean Viard.
Et le tourisme a aussi des retombées bénéfiques: il donne un coup de pouce aux économies locales en créant des emplois et est souvent principale source de devises des pays en développement.
Toutefois, la manne touristique n'est pas redistribuée de manière équitable: selon les estimations des ONG, seulement un tiers des recettes annuelles (800 milliards de dollars) profite aux pays visités.
Soucieux d'échapper au "tourisme en quête d'exotisme", un Breton et un pasteur Maasaï ont lancé au Kenya un projet d'écotourisme solidaire en accueillant des visiteurs occidentaux dans un campement qui respectera les traditions du peuple Maasaï.
"Nous ne sommes pas au Kenya. Nous sommes chez les Maasaï", un autre monde, assure Vincent Doucet, le Breton co-initiateur de ce projet de tourisme écosolidaire avec Samuel Sekerot Ole Mpetti, un Maasaï, 45 ans tous les deux.
Sur les hauts plateaux entre Kenya et Tanzanie, à plus de 1.500 m d'altitude, les Maasaï constituent une infime minorité des 37 millions de Kenyans.
Mais certains d'entre eux sont "fatigués d'exciter l'imaginaire de l'Occident" qui a fini par voir en leur peuple l'image emblématique de l'Afrique, les conduisant à "faire de la figuration dans des décors grandioses".
"Il faut développer les villages, éduquer les enfants", bien loin du "tourisme en quête d'exotisme où le Maasaï est transformé en vendeur de bimbeloterie, monnayant photos et danses folkloriques", tonne Vincent Doucet.
D'où l'idée de la création du Leganishu Camp, du nom de la montagne voisine, à moins de cinq kilomètres de la Tanzanie.
Les deux parties sont censées trouver leur compte: retombées économiques pour la communauté maasaï et, pour le visiteur, découverte d'une culture de l'intérieur.
"Ca a été un moment de contacts et de partage extraordinaire", assure Armelle Auffret-Estable, une artiste rennaise tout juste revenue de Leganishu. "On est au milieu de la nature et de la perception du monde des Maasaï".
Tout près des célèbres parcs animaliers de Serengeti et Maasaï Mara, l'idée est aussi cette fois, dans une région à la faune abondante, de "ne pas perturber l'éco-système" en évitant toute remise en cause des pratiques pastorales ancestrales.
Pour lever les fonds nécessaires, Vincent Doucet a constitué un club d'entreprises, dont des enseignes nationales, soucieuses, en terme d'image, d'apporter leur pierre à un tel projet appuyé par la région Bretagne et suivi de près par l'ambassade de France à Nairobi.
"0n voit émerger une nouvelle population désireuse de ce type de tourisme proche des populations locales et respectueux de l'environnement. Estimée à 4,75 % au plan mondial, elle devrait atteindre les 10% d'ici dix ans", assure Vincent Doucet.
Leganishu Camp reste à taille humaine et table sur quelque 200 visiteurs par an.
A proximité du village Maasaï, six "enkaji" (habitations) ont été construites. Elles s'inspirent largement de l'habitat local, avec quelques adaptations secourables pour leurs occupants de passage, le recours au solaire ou un jardin filtrant pour les eaux usées.
Journaliste en congé sabbatique, Dominique Perrot a supervisé sur le terrain l'avancement du camp ces derniers mois. Les violences lors des présidentielles de l'hiver 2007 ont épargné les Maasaï mais "ralenti le projet, comme l'activité de tous les voyagistes" sur le Kenya", déplore-t-il.
Quant au principe fondateur du "tourisme équitable", "à nous d'être clairs et de démontrer l'intégrité des deux côtés", résume-t-il.
Ecotourisme, tourisme "vert", tourisme équitable, tourisme solidaire: les appellations fourmillent et les labels se multiplient, sans que le voyageur ou l'environnement y trouvent forcément leur compte.
"Il y a plus de 400 systèmes de certifications à travers le monde !", souligne Tricia Barnett, directrice de l'ONG britannique Tourism Concern, qui tempête contre contre le "greenwashing", l'utilisation d'arguments environnementaux à tort et à travers pour se donner une image "verte".
Pour l'Europe seule, près d'une cinquantaine de labels ont été recensés.
"C'est un foisonnement qui peut être contre-productif car le public et les professionnels s'y perdent", note Pascal Aguillon, fondateur de l'Association Française d'Ecotourisme (AFE).
Avec un risque, à l'heure où l'environnement est devenu un argument de vente: que quelques panneaux solaires, une boutique d'artisanat locale, ou des constructions en bois suffisent à un établissement pour s'autobaptiser "écotouristique".
En France, l'écotourisme représente aujourd'hui environ 2% du total du secteur, selon l'AFE qui a créé le site voyagespourlaplanete.com, qui propose une large palette de séjours "écologiques et solidaires" à travers le monde.
Face à la prolifération de labels, divers organismes travaillent depuis plusieurs années sur la mise en place d'un standard commun.
L'Ecolabel européen, symbolisé par une fleur, qui s'applique à de nombreux produits et en particulier aux lieux d'hébergement touristiques, offre une grille de lecture utile, mais encore très parcellaire.
Au niveau mondial, plusieurs agences des Nations unies travaillent avec des organisations professionnelles internationales et des ONG sur la mise en place d'un organisme de régulation.
"L'objectif est d'aboutir à un label et des critères minimum de certification et d'accréditation pour que tout acteur (du tourisme) qui souhaite être considéré comme crédible sur le marché suive cette voie", explique Tensie Whelan, directrice exécutive de l'ONG Rainforest alliance, basée à New York, très active sur ce projet.
Mais une véritable grille de lecture mondiale n'est sans doute pas pour demain.
Car l'écotourisme, qui vise, suivant la définition du développement durable, à être économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable, reste difficile à classifier.
"C'est bien plus difficile de labéliser un produit touristique en écotourisme que de la labéliser un café en commerce équitable", relève M. Aguillon.
Pour Céline Bossanne, fondatrice avec son mari des campings Huttopia, "les labels actuels ne sont pas assez contraignants". Méfiante vis à vis de la "vague écolo", elle préfère "faire que dire".
Concrètement, Huttopia choisit ses terrains en partenariat avec l'Office national des forêts, construit sur pilotis pour laisser le moins d'empreinte sur les sols, opte pour des bois non traités, qui n'utilisent pas de produits toxiques et vont "griser" pour se fondre dans le paysage.
Dans l'attente de critères d'évaluation homogènes, qui pourraient être chimériques, les ONG spécialisées tablent sur les réflexes "intuitifs" des touristes dans leurs choix de destination et d'hébergement.
Et espèrent que, progressivement, ils poussent les professionnels du tourisme à mettre plus haut dans leur liste de priorités des critères simples tels que le respect des populations locales, la protection de la faune et la flore, l'usage raisonnable des ressources en eau et électricité, ou encore le choix des modes de transport les plus économes en énergie.
Accor confirme son engagement en faveur du développement durable en associant ses 4 000 hôtels au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) « Plantons pour la planète – la campagne pour un milliard d’arbres ». Une démarche mondiale qui engage la responsabilité des hôteliers et des clients.
« Plantons pour la planète – la campagne pour un milliard d’arbres » est un programme de reforestation mondiale particulièrement novateur qui vise à financer des plantations d’arbres en investissant 50% des économies de blanchisserie générées par le comportement responsable des hôteliers et de leurs clients. Il consiste à engager les clients à conserver leur serviette de bain plus d’une nuit.
Ce programme sera déployé dans les 4 000 hôtels du groupe. 52 hôtels sont d’ores et déjà engagés dans une phase pilote. Dans cette perspective, Accor dispense des formations spécifiques aux personnels d’étage et aux femmes de chambres. Une campagne de sensibilisation de la clientèle est également organisée.
Chaque client est personnellement sollicité par un document d’information « Ici VOS serviettes plantent des arbres » affiché dans sa salle de bain.
3 millions d’arbres en 2012, 7 régions forestières dans le monde
« Ce projet devrait nous permettre de financer la plantation de trois millions d’arbres d’ici à fin 2012 », déclare Gilles Pélisson, Administrateur, directeur général du groupe Accor. « Je suis très fier que le groupe s’engage auprès du programme des Nations Unies pour l’Environnement dans ce projet de reforestation qui mobilise les hôteliers et les clients de toutes nos marques, de l’économique au luxe».
Accor contribuera à la reforestation de 7 régions dans le monde. Dans cette perspective, le Groupe travaillera en lien étroit avec 7 associations choisies pour leur capacité à conduire des actions de plantation tout en développant une activité économique locale.
En France par exemple, à travers le programme Forestavenir de Forestour, Accor participera à la lutte contre l’effet de serre en contribuant au reboisement des forêts du Sud-Est de la France.
Avec SOS Sahel en Afrique, Accor contribuera à la regénération des côtes sénégalaises par la plantation de filaos dans la zone des Niayes, pour restaurer le milieu naturel, éviter l’ensablement des cuvettes maraîchères et créer à terme des revenus locaux. En Asie, Accor collaborera avec Plant A Tree Today (PATT), pour la protection d’un bassin hydrographique en Thaïlande et la création d’un centre d’éducation à l’environnement. Enfin, en collaboration avec l’association Nordesta Reforestation & Education et 10 communautés locales au Brésil, le groupe participera à la reforestation des rives du fleuve Rio Soa Francisco pour favoriser restauration des écosystèmes naturels et d’aider à l’amélioration de la qualité de l’eau.
Campagne pour 1 milliard d’arbres
Le PNUE a engagé l'initiative « Plantons pour la planète : la campagne pour un milliard d'arbres » avec le Prince Albert II de Monaco et le Professeur Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix 2004, dont le « Mouvement de la ceinture verte » soutient des actions de reforestation en Afrique. Grâce à cette initiative
mondiale plus de 1,6 milliard d'arbres ont été plantés en 2007. « Tous les pays sont concernés par la déforestation, déclare Achim Steiner, directeur du PNUE. Avec ce projet pour la reforestation, Accor agit aussi pour combattre le réchauffement climatique, restaurer des écosystèmes, enrayer des épidémies, et préserver l’eau douce de la planète. »
La contribution de Accor à « Plantons pour la planète – la campagne pour un milliard d’arbres » s’inscrit dans le programme Earth Guest, lancé par Accor en 2006 pour conduire sa politique de développement durable sur les cinq continents et dans tous les métiers du groupe. Avec Earth Guest, Accor met ainsi en oeuvre des chantiers « EGO », portant sur la protection de l’enfance, le développement local, la promotion d’une alimentation équilibrée et la lutte contre les épidémies, et des chantiers « ECO », qui portent sur la maîtrise de l’énergie, la limitation de la consommation d’eau, la gestion des déchets et le maintien de la
biodiversité.
Earth Guest Day, une journée de mobilisation des 150 000 collaborateurs du groupe.
Le 22 avril, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Terre, Accor mobilise également ses 150 000 collaborateurs sur le thème du développement durable. Le groupe organise, pour la deuxième année consécutive son « Earth Guest day ». Cette opération consiste à mener des actions portant sur le développement local, la santé, la préservation de la nature dans les 100 pays où le groupe est implanté.
Accor, groupe mondial et leader européen dans l’hôtellerie, leader mondial dans les services aux entreprises et aux collectivités publiques, est présent dans près de 100 pays avec 150 000 collaborateurs. Il met au service de ses clients le savoir-faire acquis depuis plus de 40 ans dans ses deux grands métiers :
- l’Hôtellerie, avec les marques Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Suitehotel, Ibis, all seasons, Etap Hotel,Formule 1 et Motel 6, représentant 4000 hôtels et près de 500 000 chambres dans 90 pays, ainsi que ses activités complémentaires, avec notamment Lenôtre ;
- les Services : 30 millions de personnes bénéficient dans 40 millions de personnes bénéficient dans 40 pays des prestations de Accor Services (ressources humaines, services marketing, gestion des frais professionnels).
Financer la plantation d'arbres en Amazonie, calculer "l'empreinte CO2" de l'entreprise, inciter les clients à réutiliser leurs serviettes: l'industrie touristique mondiale commence à exploiter à fond le filon vert, qui n'est plus l'apanage des militants "écolos".
Les effets dévastateurs des voyages de masse sur la planète et les stratégies visant à concilier la croissance du marché et la préservation de la beauté naturelle des destinations ont dominé les débats du sommet du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) qui s'est achevé mardi à Dubaï.
"La question n'est plus de savoir si le tourisme durable fonctionne, mais de s'interroger sur la manière d'accélérer nos initiatives" afin de "préserver notre héritage", a prévenu Geoffrey Kent, président du comité exécutif du WTTC.
Le débat agite le secteur alors que les flux de voyageurs ne cessent d'augmenter: 898 millions de touristes ont sillonné la planète en 2007, dont près de la moitié en avion, et ils seront 1,6 milliard en 2020.
"L'avenir de notre business est vert", a assuré Bill Marriott, PDG du groupe hôtelier américain du même nom, qui compte consacrer 2 millions de dollars à la préservation de la forêt amazonienne au Brésil.
Le groupe s'est engagé à réduire de 25% sa consommation d'eau et d'énergie pendant les dix ans à venir. Et il a calculé son propre bilan carbone: son activité génère des émissions de 2,9 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an.
Son rival français Accor n'est pas en reste: pour ne pas être accusé d'empocher les économies générées par la réutilisation de serviettes de bains, il a annoncé mardi son intention de consacrer la moitié de ces montants - soit environ 3 à 5 millions d'euros - à des projets de reforestation dans le monde.
"Un hôtel n'est pas une oasis isolée de la communauté locale. Il faut partager les responsabilités quand on consomme de l'eau, et c'est aux groupes de faire bouger les choses", a estimé son directeur général Gilles Pélisson.
Les grands hôtels de luxe, équipés de piscines ou de spas, sont plus gourmands en eau que les petits établissements: chez Accor, un Sofitel consomme 836 litres par jour par chambre occupée, soit quatre fois plus qu'un simple Etap Hotel (187 litres).
Signe de l'effervescence autour des sujets "verts", le sommet a décerné des prix récompensant de bonnes pratiques dans le tourisme durable aux Etats-Unis, en Australie, au Honduras et en Thaïlande. En outre, il compte "racheter" ses émissions de CO2 auprès d'une organisation en charge de projets écologiques.
Alors que Dubaï est engagé dans une course aux superlatifs, avec la construction de la tour la plus haute du monde et d'autres gratte-ciels pour le moins futuristes, la transformation de ce désert en destination touristique de luxe a suscité des critiques.
"La construction des îles artificielles au large de Dubaï a eu un impact très négatif sur le milieu marin", a déploré Costas Christ, expert en tourisme durable. "Si les professionnels du tourisme n'investissent pas dans la protection de l'environnement, ils détruisent leur propre fonds de commerce".
Il a cité comme "havre écologique modèle" le Al Maha Desert Resort, niché au milieu des dunes désertiques au nord-est de la capitale, qui recycle 100% des eaux utilisées.
La principauté d'Andorre, venue faire la promotion de ses stations de ski "vertes", a compris le message depuis longtemps: "lorsque nous coupons un arbre, nous en plantons deux", a assuré son ministre du Tourisme, Juli Minoves Triquell.
Le Comité d'éthique et le Comité des statistiques se sont réunis les 13 et 14 mars au siège de l'OMT. Ils ont souligné l'importance du tourisme responsable et de l'évaluation du poids économique du secteur.
Les membres du Comité mondial d'éthique du tourisme ont insisté sur l'importance de mettre l'accent sur la portée de la promotion des valeurs constituant le fondement d'un tourisme rationnel, responsable et durable, tout en évitant les risques de dommages dus à des « formes de tourisme opportunistes et non maîtrisées ».
Au dire de Dawid de Villiers, ancien Secrétaire général adjoint de l'OMT et Président nouvellement élu du Comité mondial d'éthique du tourisme, « le Code mondial d'éthique du tourisme est conçu pour aider le secteur à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies. C'est un cadre pratique pour exploiter au maximum le potentiel positif - culturel, économique et humanisant - du tourisme ».
En même temps se tenait la neuvième réunion du Comité des statistiques et du compte satellite du tourisme. Ce Comité a confirmé à sa présidence M. Eduardo Pereira Nunes, président de l'Institut brésilien de géographie et de statistique. Il a concentré ses travaux sur les moyens de mieux évaluer avec précision la contribution du tourisme à la croissance de l'économie et à l'emploi afin de renforcer les possibilités du secteur comme catalyseur de changement et d'innovation, ainsi que de développement durable et de réduction de la pauvreté.
A l'occasion de la visite cette semaine en France du président du Botswana M. Festus Mogae, la section française de Survival International souhaite évoquer le sort tragique des Bushmen du Kalahari et appelle le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.
Au cours de deux vagues d'expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé la plupart des Bushmen de leur territoire ancestral dans la réserve naturelle du Kalahari central et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation.
Après avoir gagné un procès historique au cours duquel leur expulsion a été jugée illégale par la Haute Cour du Botswana, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner dans leurs anciens villages.
Mais le gouvernement redouble d’efforts pour empêcher les Bushmen de rentrer chez eux. Il refuse notamment de les autoriser à pratiquer la chasse et à accéder à un puits situé à l'intérieur de la réserve, les obligeant à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour se ravitailler en eau.
Dans le même temps, un projet de mine de diamants d’un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.
Jean-Patrick Razon, directeur de Survival France, a déclaré aujourd'hui : "Les autorités botswanaises souhaitent donner une image plaisante et pacifique de leur pays, mais la réalité pour les Bushmen est très différente. Ils ne connaissent plus que la répression, l'intimidation et la persécution de la part d'un gouvernement qui semble déterminé à ne pas les laisser rentrer chez eux en dépit de la décision de sa propre justice. J'espère que la France n'oubliera pas les Bushmen lors de la visite de M. Mogae et qu'elle l'exhortera à les autoriser à à retourner sur leur territoire."
M. Festus Mogae doit notamment rencontrer Bernard Kouchner, membre du comité d'honneur de Survival France. Dans une lettre adressée aujourd'hui au ministre, Survival lui demande d'intervenir en faveur des Bushmen.
Une manifestation sera prochainement organisée pour soutenir les droits des Bushmen.
> Pour en savoir plus sur les Bushmen :
http://www.survivalfrance.org/peuples/bushmen
Le premier magazine du tourisme durable
pour les professionnels du tourisme.
Accueil | Plan du site | Mentions légales
© 2007-2008 Ecotourisme Magazine
Site conçu et réalisé par Nicolas Bernard