Niché au cœur du Rajasthan à 275 km de New Delhi et 145 km de Jeipour, l’écolodge Apani Dhani travaille activement depuis 1990 à un développement local durable.
Voici près de 20 ans que la famille Jangi composée de dix personnes (quatre générations vivant ensemble) œuvre au développement durable de sa région. L’aventure démarre en 1985 lorsque Ramesh ouvre une chambre d’hôtes afin de faire découvrir son pays et sa région autrement. En 1986, il crée sa propre agence de voyage et organise des circuits pour des groupes de six à neuf personnes. En 1990, lorsqu’il décide de développer sa structure d’hébergement, il pense d’emblée son projet en termes de durabilité.
Les bungalows sont construits en matériaux naturels de proximité : des briques cuites et un torchis composé de terre, de bouse de vaches et de paille. Les toits sont en pampas, une plante locale utilisée dans l’architecture traditionnelle.
L’utilisation des énergies renouvelables
Depuis 2001, des panneaux solaires participent à la production d’eau chaude et d’électricité. Un investissement massif qui n’a pas été possible avant, mais des panneaux construits par la famille elle-même selon des plans obtenus par le « système D » produisaient déjà de l’eau chaude solaire.
Dans chaque chambre, une batterie alimente deux ampoules qui permettent d’avoir tout le temps de la lumière, même pendant les fréquentes coupures qui durent parfois plusieurs heures (l’Inde ne produit pas assez d’électricité par rapport à ses besoins).
Depuis cette installation, l’écolodge Apani Dhani a diminué ses factures d’électricité d’environ 36 %.
La structure bénéficie également d’une autonomie alimentaire de 80 %. Située sur un terrain de deux hectares, elle produit des céréales, du blé, du millet, des légumes de saison et quelques fruits ; le reste provient d’agriculteurs locaux. Ce jardin est amendé grâce au compost obtenu par lombri compostage, mélangé aux excréments des vaches et de quelques chèvres.
Une gestion de l’eau rigoureuse
Dans cette région où il ne tombe que 25 à 40 cm de pluie par an, la gestion de l’eau est primordiale. Les draps et serviettes sont donc changés tous les trois jours (la durée moyenne du séjour est de deux jours).
Les dépenses d’eau sont également limitées pour la vaisselle ; ici, on préfère utiliser des assiettes végétales issues des feuilles d’une espèce de ficus, utilisée lors des grandes réceptions. Cette vaisselle très esthétique évite également l’utilisation des détergents de lavage.
Les eaux de pluie sont évidemment collectées. La cour intérieure a été conçue avec une pente inclinée permettant leur récupération.
Mais il apparaît difficile d’imposer aux hôtes de passage les toilettes sèches qui sont actuellement expérimentées uniquement par la famille. Une partie des chambres utilise donc des toilettes occidentales ; les autres sont équipées d’une sorte de toilette à la turque qui nécessite deux litres d’eau à peine pour leur évacuation.
Idem pour la douche. La douche à indienne est proposée, mais pas imposée. « Il y a dix ans, il y avait un seul point d’eau chaude qu’il fallait ramener dans sa chambre, explique Catherine Ripou, membre de l’association Les amis du Shekhawati, le relais d’information en France pour Apani Dhani. Cela fonctionnait très bien avec les militants mais moins avec les autres. Il y avait un dilemme commercial. Des douches classiques ont été installées dans les chambres. Cependant, la majorité des clients (60 à 70 %) pratiquent le seau. Dans ce cas, l’information joue un rôle primordial dans la réflexion et la prise de conscience ».
C’est également vrai pour la gestion des déchets. Les hôtes sont sensibilisés à minimiser ce qui restera sur place, notamment les piles et les bouteilles en plastique dont le recyclage n’existe que depuis quelques mois. Le recyclage du verre et du papier a déjà été initié par le gouvernement. En tout, ce sont 5 à 10 kilos de déchets non biodégradables qui sont produits chaque mois par la famille et les 100 à 200 voyageurs qui transitent par le site.
Des retombées économiques pour toute la communauté
Apani Dhani constitue un véritable pôle de développement pour la région. Cinq permanents y travaillent. Mais l’écolodge induit la création d’activités annexes – randonnées guidées, balades en charrettes, ateliers d’artisanat – sur lesquelles il ne prend aucune marge commerciale.
5 % du prix des chambres sont par ailleurs reversés à des projets locaux ayant trait à l’environnement, l’éducation, la protection du patrimoine. En 2008, les activités induites ont généré 3000 euros de chiffre d’affaires pour la communauté locale, soit 15 à 20 % du chiffre d’affaires d’Apani Dhani.
Une Fondation, ainsi qu’une ONG ont également été créées. En 2008, la première a attribué 5145 euros à divers projets (construction d’une école pour enfants handicapés et défavorisés, bourses d’études, reforestation, projet de collecte d’eau de pluie…). La seconde travaille plus précisément sur la protection du patrimoine, avec un axe de sensibilisation et de formation d’artisans locaux, d’écoles et de professeurs.
Pour tout renseignement, contactez les Amis du Shekawati : Tél.: 04 90 75 16 13
Portable : 06 88 30 60 88. www.apanidhani.com
Contact Apani Dhani : + 91 1594 22223 – Fax : + 91 1594 22406 – Courriel : apanidhani@gmail.com
Véronique de l'écocampementnomade en Andalousie
Posté le 5 mai 2009 à 17:55Bravo pour cette belle initiative.
Nous proposons également un écolodge dans le sud de l’Espagne en Andalousie.
Nous sommes complètement autonome.
Nous ne sommes pas raccordé à l’eau, électricité, égouts, téléphone du village et pourtant nous ne manquons de rien.
Nous avons voulu réunir dans cet éco lieu le maximum d’alternatives économiques et écologiques pour démontrer aux touristes responsables et toute personne ouverte qu’il est possible de vivre en eautarcie : lire notre témoignage + toutes infos concernant la gestion de l’eau et toilettes sèches : http://www.eautarcie.com/Eautarcie/1.Introduction/Temoignage_Veronique.htm
Nous avons ainsi de panneaux solaires photovoltaïques et une éolienne pour la production d’électricité, une citerne d’eau de pluie d’une capacité de 40000 litres, épuration des eaux grises par les plantes, eaux grises 100% recyclée, nous buvons cette eau de pluie filtrée qui est parfaitement potable selon les normes espagnoles,nous avons un cuiseur solaire qui permet de cuisiner avec le soleil, uniquement des toilettes sèches et cela ne pose aucun problèmes pour nos visiteurs qui sont sensibilisés avant leur arrivé et le jour de leur arrivée.
Comme nous ne voulions pas garder le secret de l’autonomie en eau et électricité pour nous tout seul, nous accueillons des touristes soit en yourte mongole de 5 personnes (nous en avons 3), soit en studio(4personnes) soit en chambre d’hôte (2 personnes) soit pour les plus petits budgets la possibilité de planter une tente entre les oliviers et amandiers.
Curieux, vous voulez en savoir plus :
Regardez notre page web avec plein de liens sur les thèmes abordés mais aussi pleins de photos du campement, des suggestions d’itinéraires insolites en Andalousie. Les familles avec enfants sont les bienvenues, les enfants adorent ce lieu insolite et vous pourrez installer des toilettes sèches chez vous sans problème après ce séjour (une toilette sèche c’est 30% de la facture d’eau en moins !!!!). Véronique vous accueille et vous souhaite la bienvenue en français bien sûr.
http://www.ecocampementnomade.page.tl
Ecotourisme
Posté le 13 mai 2009 à 14:15j’aime reçevoir des lesson en ecotourisme
mercie infiniment
OMAR