- Article lu sur http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2009/04/30/calanques-de-marseille-le-blues-des-cabanoniers_1187650_1004868.html
A Marseille, les cabanoniers racontent tous les mêmes histoires. Des souvenirs d’ânesses lourdement bâtées qui grimpaient les collines en plein cagnard et redescendaient, trottinant, vers la fraîcheur de la mer. Des légendes de parents fatigués par la ville, qui un beau jour d’avant ou d’après-guerre, ont atteint cet écrin vert émeraude et bleu azur, et y ont pris racine. Des récits de grandes vacances qui n’en finissent plus, » entre gamins de la calanque, lâchés à leurs envies dès qu’ils savaient nager, libres, surveillés par personne et tout le monde à la fois « . Callelongue, Marseilleveyre, Sormiou, Morgiou. Par ordre d’apparition lorsque l’on cabote en longeant la côte marseillaise, depuis les Goudes en direction de Cassis.
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