La Chassagnette est devenue en quelques années la référence du restaurant bio en Camargue. Aménagé autour d'un immense potager, ce lieu unique mêle gastronomie, confort et développement durable. Ici, ce ne sont que les produits locaux qui composent le menu.
Une oasis de légumes au milieu des marais salants. Un bouquet d’odeurs, de saveurs et de couleurs entre rizières et manades. Sur la route du Sambuc, à 12 km d’Arles, il existe un potager bio qui ravit le palais des fins gourmets. Depuis l’an 2000, ce jardin de 1,5 ha labellisé Ecocert(1) est l’ingrédient indispensable du restaurant « La Chassagnette ».
Inspirée par Maja Hoffman, co-fondatrice du groupe « Heureuse Camargue », cette ancienne bergerie réaménagée conjugue production agroalimentaire, agriculture biologique et gastronomie de qualité. Dans l’entrée, des bocaux de légumes, des paquets de riz bio et une ancienne balance surplombent un vieux buffet en bois. Aux murs, des feuilles de lauriers isolent et décorent la pièce. L’ambiance est sereine et douce.
Dans les cuisines, c’est l’agitation. Les légumes fraîchement cueillis n’attendent pas. Dans la salle principale, les premiers clients arrivent. À table, pas de menu mais une succession de plats variant tous les jours selon les légumes et les plantes aromatiques du jardin. Poissons, fromage, viande, fruits, tous les produits sont issus de l’agriculture locale : Gard, Cévennes, Méditerranée et bien sûr Camargue. Aujourd’hui, c’est un mélange original de salades du jardin et de légumes croquants - betterave, fenouil, radis blanc, carotte, fleur de capucine, bourrade - qui ouvre le ballet des plats, suivi d’une seiche de méditerranée aux olives et safran et des cannellonis de « daïkon » farcis aux verts. « L’idée est de tout mettre sur une table pour que les gens se servent » souligne le serveur. Plat chaud, plat froid, produits de la mer, produits de la terre, mélange de goûts, de formes et de couleurs, le repas ressemble à une aquarelle gastronomique. À chaque bouchée, le « manger bio » prend tout son sens.
Consommer sainement et différemment, c’est le mot d’ordre du restaurant. Chaque jour, le chef Armand Arnal s’ingénie à créer une carte imaginative. Dès son arrivée au début de l’année 2006, il décide de renouveler la carte tout en respectant l’esprit de la Chassagnette : une cuisine créative à base de produits biologiques. Aujourd’hui, le pari est plus que réussi pour celui qui a passé sept ans à New York avec le renommé Alain Ducasse. De la mégalopole américaine à l’intimité camarguaise, il n’y avait qu’un pas à franchir pour ce Montpelliérain d’origine. « Je suis tombé amoureux de la Camargue » glisse-t-il. Tous les jours, il s’évertue à « démocratiser l’esprit bio » et sait que ce restaurant est « une autre façon de valoriser la Camargue », loin de l’image traditionnelle des gardians sur leurs chevaux blancs.
Mais un chef, aussi talentueux soit-il, n’est rien sans des ingrédients de qualité. Grâce au potager choyé par les jardiniers, Armand Arnal dispose de légumes frais chaque jour. Cultivés uniquement sur les bases de l’agriculture biologique, les légumes proposés vont de la tomate classique au chou chinois. « Nous cultivons tous les légumes possibles » souligne Geoffrey, l’un des nombreux jardiniers à travailler sur le site. Une diversité de produits qui permet au chef de cuisine de concocter un menu différent à chaque repas.
Ce jardin ouvert librement au public n’était pourtant pas destiné à s’épanouir en terre camarguaise. Ici, le sol est argileux et contient beaucoup de sel. Il a fallu ramener des bennes de terre fertile pour pouvoir effectuer la plantation. Aujourd’hui, c’est presque le paradis du jardinage biologique, il ne manque plus que des fruits en grande quantité. « Nous avons quelques arbres fruitiers qui alimentent le restaurant de façon occasionnelle, note Armand Arnal. Mais nous avons prévu d’en planter dans les mois à venir et d’agrandir le potager. » Avec plus de fruits et de légumes, cette oasis a un bel avenir devant lui. Le bio à la sauce camarguaise aussi.
(1) ECOCERT est un organisme de contrôle et de certification bio qui certifie en France plus de 70% des producteurs.
Didier : Apétissant
Posté le 23 novembre 2007 à 14:31J’y étais dernièrement. C’est un restaurent que je conseille..
fanche : vous n'embauchez pas par hasard ?
Posté le 25 mars 2008 à 14:31BONJOUR !
je n’ai pas de formation en cuisine, mais me débrouille pas trop mal, et suis surtout motivée par la bonne bouffe de qualité et simple !
alors si vous êtes prêt à me former, ce pourrait être le début d’une avanture culinaire !
Françoise