- Article lu sur http://www.cyberpresse.ca/voyage/autres-destinations/amerique-latine/201002/15/01-949910-le-pari-vert-du-costa-rica.php
Réglons tout de suite la question des plages: il y en a plein au Costa Rica, et elles sont magnifiques. Mais les belles plages abondent dans cette partie du monde. C’est davantage par son écotourisme que le pays se démarque. Qu’on soit féru de faune, de flore ou de beaux paysages, on y trouve de tout, et les infrastructures sont à l’avenant. Du plaisir assuré? Oui, mais à la condition de déterminer exactement ce qu’on veut avant le départ. Sinon, on risque de rater le meilleur.
Le volcan Arenal se dresse devant nous, immense, avec son cratère bien conique qui crache en permanence une fumée blanche. Les nuits claires, il arrive que l’on voie des coulées de lave descendre du cratère. Grondements en prime, comme si la bête allait s’éveiller et se remettre à semer la destruction autour d’elle, comme à la fin des années 60.
Des dizaines de personnes ont alors perdu la vie. Naturellement tout le monde a fui la région? Eh bien pas du tout. Ce volcan de 1633 m de hauteur est au contraire devenu une des premières attractions du Costa Rica. Les hôtels ont poussé comme des champignons à ses pieds, offrant souvent des bains thermaux dont l’eau chaude – parfois très chaude! – provient directement de l’Arenal.
D’un voyage d’une semaine fait à la fin janvier, c’est sans contredit le plus beau souvenir. Le pays compte au total 12 volcans, dont la masse impressionne toujours. On peut aisément accéder au cratère de trois d’entre eux. Une sorte de «must» pour qui entreprend la tournée de ces cracheurs de feu devenus pour la plupart inactifs au fil des ans. Mais pas l’Arenal, toujours considéré comme un des volcans les plus actifs au monde et dont l’ascension est de ce fait strictement interdite.
Il existe des «circuits volcans» plus ou moins complets, plus ou moins difficiles au Costa Rica. Cela va d’une gentille promenade quotidienne à des excursions plus musclées pour les Haroun Tazieff en herbe. Il est important de bien déterminer ce qu’on veut faire de ses vacances, et de lire attentivement la brochure du fournisseur de service. Sinon, c’est la frustration assurée: on trouvera qu’on se tourne les pouces au lieu d’explorer des endroits magnifiques, ou au contraire qu’on s’épuise à gambader d’un volcan à l’autre sans avoir le temps de souffler.
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