Dans un contexte économique marqué par la crise, de nouvelles tendances de consommation autour du voyage émergent chez les Français et plus spécifiquement chez les « CSP + ». Selon une étude menée par l’IFOP, ces derniers éprouvent un véritable besoin de s’évader, mais souhaitent donner du sens à leurs voyages.
« Donner du sens à ses vacances ». tel pourrait être l’enseignement majeur de l’enquête IFOP réalisée en octobre dernier auprès d’un échantillon représentatif de la population française et publiée récemment.
L’environnement devient une des préoccupations majeures des « CSP+ », ces catégories socio professionnelles supérieures largement convoitées pour leur pouvoir d’achat supérieur à celui de la moyenne des Français. Ainsi, pour décrocher du quotidien, les « CSP + » plébiscitent le retour à la nature et la tranquillité. Interrogés sur leur destination idéale, 43 % placent en tête une région de bord de mer, de montagne ou, plus globalement, une région dans laquelle l’environnement est « particulièrement bien préservé ». En outre, 22 % font le choix d’endroits peu fréquentés, synonymes de tranquillité.
59% d’entre eux, soit presque six sur dix, expriment une vraie conscience écologique en se disant prêts à payer un peu plus cher leur titre de transport pour compenser les émissions de gaz à effet de serre engendrées par un futur déplacement touristique. Une inclination moins marquée chez l’ensemble des Français (55 %), bien qu’étant une tendance assez forte. Pour 70 % des CSP+, l’impact environnemental du mode de transport lors de leurs voyages sera à l’avenir un critère « de plus en plus important ». Ces résultats sont à mettre en perspective avec les critères de rapidité et de confort, qui sont jugés « de plus en plus importants » par une minorité, respectivement 39 % des « CSP + » pour la rapidité et 35 % pour le confort
Les CSP+ manifestent également un intérêt particulier pour les destinations et vacances « hors normes », dans des proportions supérieures aux tendances observées chez l’ensemble des Français. 75 % d’entre eux se déclarent prêts à séjourner sur une péniche et 51 % à passer leurs vacances dans une roulotte ; un taux qui monte même à 62 % chez les 50 ans et plus. Quant à un séjour dans une cabane perchée dans les arbres, si cette option ne séduit qu’une minorité de Français (45 %), elle tente en revanche une nette majorité de « CSP + » (60 %) ;
Autre enseignement, le tourisme humanitaire ou solidaire, qui consiste à aider activement les populations locales, le plus souvent dans le cadre d’une association, prend de l’ampleur. Avec 54 % des « CSP + » se disant prêts à s’engager dans un tourisme de ce type, il semble bien que donner du sens à ses vacances soit devenu une préoccupation croissante de cette catégorie de population. Interrogés plus précisément sur les différentes formes que peut revêtir le tourisme humanitaire ou solidaire, les « CSP + » témoignent d’une adhésion de principe non négligeable : 40 % affirment être prêts à s’engager comme volontaires dans une association humanitaire, 39 % à pratiquer l’écovolontariat, 35 % à être volontaires dans des projets d’aide culturelle.
pelnota
Posté le 1 novembre 2010 à 1:05Qui c’est, les « CSP + »?