- Article lu sur http://www.cyberpresse.ca/article/20071210/CPVOYAGES/712011179/1016/CPVOYAGES
Un nouveau logo apparaîtra prochainement chez certains hôteliers du Québec, celui de Réser-Vert. Il signifiera que l'établissement participe au nouveau programme en développement durable.
C’est une initiative de l’Association des hôteliers du Québec, qui représente 500 membres à travers la province.
Des programmes liés à l’environnement et destinés aux hôteliers existaient en Amérique du Nord. L’Association souhaitait englober les différentes sphères du développement durable.
C’est ce qu’elle fait avec son Programme de reconnaissance en développement durable pour l’hôtellerie québécoise de l’AHQ. «Cela comprend, en plus de l’environnement, l’aspect social et économique. L’important, c’est que l’industrie hôtelière prenne un virage», dit Danielle Chayer, directrice générale.
Le programme a été élaboré par la firme Gescona et la Fondation québécoise en environnement. Elles ont établi de grands objectifs dans 10 secteurs tels que l’entretien ménager et la restauration. «Les clients ne verront pas la différence», indique toutefois Mme Chayer.
Près de 150 actions concrètes ont été déterminées. Ce peut être de laisser les rideaux fermés pendant l’été pour minimiser la ventilation. Utiliser des distributeurs de savon plutôt que de petites bouteilles. Délaisser les produits nettoyants chimiques au profit d’autres biotechnologiques. S’approvisionner en produits de toutes sortes dans la région et non pas à l’extérieur. «Certaines de ces actions sont peu coûteuses. D’autres le sont, mais constituent un investissement à long terme», dit Mme Chayer.
Il s’agit d’un programme de reconnaissance et non pas d’une certification. Chaque année, les hôteliers devront remplir un questionnaire. Chacune des actions entreprises dans leur établissement leur donnera un certain nombre de points. Un minimum est requis pour faire partie du programme.
Une fois acceptés, ils pourront afficher le logo de Réser-Vert. Ils pourront aussi obtenir des conseils de la Fondation québécoise en environnement. «Ce sera une plus value pour ces hôteliers. Pour certains clients, ce sera une mesure incitant à choisir un hôtel plutôt qu’un autre», croit Mme Chayer.
Des visites annuelles se feront dans 5 % des établissements participants, par la Fondation québécoise en environnement ou un autre partenaire. Un hôtelier pris en défaut au cours d’une visite sera exclu pendant deux ans du programme.
Dix établissements ont participé au projet-pilote, qui s’est déroulé d’août à octobre. «Nous voulions nous assurer que le programme correspondait à la réalité de tous», dit Mme Chayer. Parmi les participants, il y a le Spa Eastman, dans les Cantons-de-l’Est, et l’Auberge du Lac Taureau, dans Lanaudière. «Chez nous, il y avait déjà une volonté d’agir en ce sens. On ne peut pas tout faire en même temps. Le programme nous permet de structurer notre démarche et d’établir un calendrier», dit Mario Gouin, président-directeur général de l’Auberge du Lac Taureau.
Le programme s’adresse à tous les hôteliers du Québec. Les auberges, gîtes et résidences de tourisme sont aussi visés par le programme.
Discussion
Aucun commentaire pour “L’hôtellerie et le développement durable”
Poster un commentaire