Des plages paradisiaques, une nature luxuriante, du soleil presque toute l’année… Nosy Komba ou « l’île aux lémuriens », au large de la pointe Nord de Madagascar, est une destination encore préservée de l’urbanisation galopante et du tourisme de masse, contrairement à sa grande sœur Nosy Be. C’est sur cette petite île volcanique que s’est installé l’écolodge Tsara Komba, réfugié dans une crique ensoleillée et abritée des vents. On y vient en bateau depuis Nosy Be ou Ankify sur la grande île. Sur Nosy Komba, point de routes, ni de voitures, juste quelques pistes et sentiers pour se déplacer entre villages.
En arrivant par la mer, les lodges, disséminés dans une végétation tropicale préservée, se découvrent au dernier moment. Anne-Sophie Le Corre gère le Tsara Komba depuis 2010. Elle accueille les nouveaux arrivants à leur descente sur la plage. Ca grimpe pour accéder aux lodges, mais quelle vue depuis les hauteurs ! A l’Est, on distingue les côtes de la grande île à 5 kilomètres de là, alors qu’à l’Ouest la vue s’ouvre sur la baie d’Ampasindava aux couleurs uniques.
Le Tsara Komba propose huits lodges de 75 à 100 m² construits à flanc de colline en matériaux locaux et traditionnels (structure en bois et toitures en feuilles d’arbres du voyageur). Ici, luxe et nature se marient à la perfection : le Luxe Bienveillant®, un concept de tourisme haut de gamme qui souhaite réduire son impact sur l’environnement. Le luxe oui, mais pas à n’importe quel prix !
Au Tsara Komba, tout est fait pour que l’hôte se sente au plus proche de la nature sans que cela ne se fasse au détriment du confort. Les lodges spacieux possèdent de grandes terrasses couvertes avec vue imprenable. Vous pourrez y observer la mer dans un cadre propice à la méditation. Chaque lodge est aménagé différemment, avec subtilité et raffinement. Un solarium isolé vous permettra de prendre un bain de soleil à l’abri des regards…
Le luxe c’est également la possibilité de déguster les délicieuses recettes concoctées par le chef cuisinier français Vincent Leroux. Thazard à la tahitienne, dos de mérou aux câpres et tomates, magret de canard poêlé aux 6 épices avec pulpe de patate douce au gingembre et julienne de mangue,
salade de zébu à la thaïlandaise et sa vinaigrette de tamarin, amandin à la noix de coco… autant de plats qui font rêver ! La carte qui change chaque jour, est élaborée selon les arrivages en produits frais et de saison. Les habitants de l’île vivent essentiellement de la pêche et fournissent l’hôtel en poissons et fruits de mer. La viande, les fruits, légumes et épices proviennent de Nosy Be ou de la grande île. Le Tsara Komba s’approvisionne au maximum localement, seuls quelques produits tels que le vin ou l’huile d’olive sont importés. Un potager bio est également à l’essai depuis 2010.
L’écolodge a mis en place un mode de fonctionnement limitant au maximum son empreinte écologique. Sur l’île, l’eau douce est rare. L’hôtel a installé un système de captage d’eau de source et utilise celle-ci avec parcimonie. Des chauffe-eaux solaires, des lampes basse-tension et des appareils économes en énergie sont employés afin de réduire la consommation en électricité produite par un groupe électrogène. Le traitement des déchets étant problématique, un tri sélectif a été mis en place ainsi que différentes procédures de recyclage. Les emballages et le plastique sont envoyés à Nosy Be où ils sont recyclés, les bouteilles de verre sont consignées, les déchets alimentaires servent au compost du jardin et les piles qui ne sont pas recyclées à Madagascar sont ramenées en France.
Afin de faire un état des lieux précis sur l’impact environnemental du lodge, un bilan carbone a été réalisé en 2010 sur la base d’un taux de remplissage élevé (70 %) qui pour l’instant n’a pas encore été atteint. Il a fait apparaître un total de 3100 teqCO2 pour le bilan externe (prenant en compte les émissions liées au transport aérien des clients), alors que le bilan interne au fonctionnement du lodge se monte à 265 teqCO2. Tsara Komba, première structure touristique à réaliser une telle étude à Madagascar, s’est donné comme objectif d’atteindre pour son bilan interne une empreinte carbone zéro d’ici 18 mois grâce à la mise en place d’un plan de réduction de ses émissions et de compensation. La compensation carbone se fera notamment par la plantation de végétaux (2 à 3 arbres par tonne de CO2) qui a commencé avec le lancement d’une nursery de baobabs et pachypodiums endémiques de Madagascar.
« Nous avons une trentaine d’employés dans l’hôtel, presque tous viennent du village voisin. Nous les avons formés et maintenant 70 % des gens du village travaillent chez nous » explique Anne-Sophie. « Nous prenons en charge les frais de santé de nos employés et de leurs familles. Nous essayons également de les sensibiliser à l’importance de préserver leur environnement et nous leur donnons des conseils en matière d’hygiène, de santé et de contraception. » Le village d’Antrema compte environ 150 habitants. Tsara Komba s’est impliqué dans l’ONG Des villages et des hommes afin de soutenir des projets de développement du village. Parmi ceux-ci, la construction d’une école maternelle (3 à 6 ans) et la prise en charge des salaires de deux institutrices. Auparavant, les enfants étaient obligés de marcher plus d’une heure afin de se rendre à l’école d’un autre village. En 2010, un autre grand projet a vu le jour : la construction de maisons plus salubres pour l’ensemble des habitants. Une trentaine d’habitations sont prévues. Les premières seront habitables dès juin 2011. Composées de deux pièces et d’une cuisine, ces maisons ont été conçues dans l’esprit des constructions traditionnelles. Trois blocs sanitaires, des bassins de captation d’eau et un dispensaire viendront compléter cet ensemble.
Depuis l’hôtel, de nombreuses activités et excursions sont proposées : balades en pirogue, plongée sous-marine, randonnée, pêche, beach volley ou badminton, massages… La plongée et le snorkeling sont particulièrement prisés, que ce soit à Nosy Komba ou dans les archipels environnants. Les fonds marins y sont exceptionnels et encore bien préservés. Vous pourrez y observer une multitude d’espèces de poissons, tous plus colorés les uns que les autres, des coraux et anémones géantes, des tortues… En mer ou sur terre, des escapades vous feront découvrir les merveilles naturelles de la région : l’archipel des Mitsio, la Baie des Russes, Nosy Iranja ou l’île aux tortues, la réserve de Lokobe…
Tél. : + 261 (0) 32 07 440 40 / + 261 (0) 20 86 921 10
Mail : resa@highspiritlodges.com
Site internet : http://www.tsarakomba.com
LES EXCURSIONS
raissa
Posté le 2 mars 2011 à 22:20Très bon article, j’ai qu’une envie c’est de partir à la découverte de ce coin de paradis! Les photos sont vraiment magnifiques.
dolcevita
Posté le 13 octobre 2011 à 14:32http://www.thebookedition.com/nosy-be–ame-malgache-coeur-francais-de-tamim-karimbhay-p-46319.html
http://www.thebookedition.com/annee-2043–autopsie-d-une-memoire-de-tamim-karimbhay-p-56300.html
Nosy-Bé, cet espace insulaire à vocation touristique et sa capitale Hell-Ville, ainsi que ses villages et îles satellites alentours rentrent dans la littérature française insulaire et francophone de l’océan Indien. Nosy-Bé côtoie alors les îles mythiques et voyage en voguant sur cette légende, au Cœur de la Littérature, de la Culture et de l’Histoire. Livre à lire : Nosy-Bé : Âme malgache, Cœur français et Année 2043 : Autopsie D’une Mémoire EXCLUSIVEMENT chez BookEdition.