Partager un couscous avec une famille marocaine dans un village perdu du Toubkal, dormir chez l’habitant ou dans des lodges engagés dans une démarche durable, apprendre à faire les tajines, confectionner soi-même ses cosmétiques selon la tradition orientale, randonner en vélo, à pied ou à dos de mule : c’est ce que propose le nouveau réceptif Planète Maroc, engagé dans des voyages équitables et durables sur mesure.
À la frontière du quartier juif et de la kasbah (la cité administrative), le riad Aladdin se pare d’une beauté diaphane. Tandis qu’un groupe de gnaouas entame les airs célèbres de la musique marrakchi, les hôtes dégustent sur la terrasse un cocktail aux parfums d’orange, de citron et de menthe. En contrebas, la rue bruisse d’une agitation frénétique. Mobylettes, charrettes tirées par des ânes, voitures, bus, piétons, se doublent, se croisent, se frôlent dangereusement dans un capharnaüm effervescent; bienvenue à Marrakech, la belle !
C’est ici au cœur de la célèbre médina qu’Olivier, le fondateur de Planète Maroc, créée en janvier 2010, a installé ses quartiers, il y a deux ans. Après avoir roulé sa bosse aux quatre coins du monde, il s’est posé ici, un pays qu’il affectionne et qu’il souhaite faire découvrir à sa façon, en douceur, loin des grands complexes hôteliers de Ouarzazate ou d’Agadir. Planète Maroc est ainsi la première agence du Maroc dédiée au tourisme responsable et durable, proposant des séjours orientés vers l’écotourisme.
Durant de longs mois, il a observé, repéré, rencontré ceux qui sont aujourd’hui ses partenaires. Avec Mustapha, guide de montagne de père en fils, il a sillonné le pays pour proposer des circuits à la carte authentiques. Olivier n’impose rien. Chaque séjour est unique, concocté sur mesure en fonction des desiderata de ses clients. À ceux qui souhaitent s’imprégner de la culture marocaine, il propose une large palette d’activités, dont certaines inédites. C’est le cas de l’atelier « cosmétiques » qui se déroule à une vingtaine de kilomètres de Marrakech, dans la vallée de l’Ourika. À l’origine de ce projet de jardin aromatique, Mustapha et Rachid, passionnés par les plantes et leurs vertus. « Nous initions les gens ; nous les aidons à retourner vers ces produits naturels qui sont les bases de la médecine d’aujourd’hui » explique Rachid dont la mère était « guérisseuse ». Dans la boutique, savons, crèmes, bains douches et autres sachets de thés et tisanes joliment conditionnés incitent à toucher, humer, tester… Les huiles végétales (olive, argan, noix…) et les épices vendues ici sont sélectionnées dans les meilleures régions : les huiles essentielles sont pour la plupart distillées au Maroc de manière artisanale. Quant aux plantes aromatiques, elles sont issues du propre jardin de la structure.
L’art des tajines
Les amoureux de gastronomie orientale pourront quant à eux s’initier à l’art des tajines. Dans la province de Taahanaout à 1150 mètres d’altitude, l’atelier « cuisine » démarre ; sous une tente berbère, on apprend à faire le thé avec les plantes locales : la sauge, le thym et le romarin, mais pas de menthe car ici, elle ne pousse pas.
Puis on le déguste lentement dans des verres traditionnels, fabriqués à base de verre recyclé, avant d’attaquer le tajine de poulet aux légumes. Les participants à l’atelier épluchent dans la bonne humeur pommes de terre, carottes, oignons, ail, poivrons et courgettes, soigneusement empilés sur les morceaux de poulet, parfumé de gingembre, de citron confit et de cumin. Wafa, la chef de cuisine, explique comment choisir son plat à tajine, puis comment le traiter avant la première utilisation. Après une heure de cuisson sur un « canoun » traditionnel, les apprentis cuisiniers peuvent déguster leur plat sur une terrasse ombragée, face à la magnifique vallée d’Outghal, que surplombe le domaine.
Partager un couscous avec une famille marocaine
Les circuits d’Olivier réservent d’étonnantes surprises, comme un crochet par la station de ski d’Oukaimeden à 2650 m d’altitude. Créée en 1913 par le général Juin pour les Français installés dans le pays, elle accueille aujourd’hui les familles marocaines et des classes vertes. Tandis que l’hiver, on glisse sur les trois pistes – verte, rouge et noire -, l’été, c’est la randonnée à pied, en VTT ou encore à dos de mule qui est reine. Les amateurs d’art pourront découvrir dans les environs des peintures rupestres datant de 3500 ans av.J.C. tandis que les sportifs pourront pratiquer le tir à l’arc.
Le 10 août, la petite station devient le rendez-vous de cinq tribus des environs pour la transhumance qui dure jusqu’aux premières neiges. Fin septembre, le gaulage des noix constitue un autre grand rendez-vous dans la région. D’ici, les possibilités de randonnée sont nombreuses. Natif du village de Tidli dans la vallée de l’Oussertek, Mustapha connaît ces monts rouges parsemés de genévriers et de chênes verts comme sa poche. Ceux qui le souhaitent pourront y séjourner plusieurs jours, en bivouac ou chez le guide qui a aménagé la maison familiale pour recevoir les randonneurs. L’occasion de partager la vie des Marocains et de déguster un succulent couscous traditionnel cuisiné par ses cousines Fatima et Radijah.
D’autres circuits sur d’autres thèmes sont proposés par Planète Maroc (voir l’encadré) avec toujours ce souci de rencontres, d’échanges et de partage avec la population locale.
Pour contacter Planète Maroc :
Tél. : +212 (0) 6 51 70 61 81
contact@planete-maroc.com
http://www.planete-maroc.com
Skype : olivier_deschamps
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