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Récits de voyages

Rencontres au Bénin, le pays de l’authenticité…

Catherine Piret a effectué un séjour solidaire au Bénin avec l’association Eco-Bénin, elle nous raconte son voyage, ses rencontres et impressions. Avec son récit, elle inaugure notre nouvelle rubrique Récits de voyages.

Village au Bénin (Photo Catherine Piret))J’ai croisé Obama à Tanongou, dans un petit village de l’Afrique de l’Ouest, très authentique. Il se promenait… sur le dos de sa sœur. A Koussoukoingou, j’ai découvert des cases fortifiées assiégées par les chèvres et le maïs… J’ai eu envie de les peindre. A Possotomé, j’ai participé à la pêche traditionnelle sur le lac Ahémé et j’ai été séduite par la baignade. Dans le parc de la Pendjari, j’ai vu des gazelles, des hippopotames, des singes, etc. Tels ont été les quelques grands moments de mon périple au Bénin.

Ce voyage solidaire et écologique avec Eco-Bénin (www.ecobenin.org) a été une expérience fantastique. J’y ai surtout aimé les rencontres, les échanges culturels et la découverte d’une nature et d’une culture étonnantes, avec le vaudou, cette pratique animiste méconnue de nos contrées, mais qui selon moi vise la protection des ménages, des familles, des villages, avec des exceptions !

Le Bénin, pays d’origine du vaudou

Non sujet aux guerres et aux épidémies, avec peu de ressources minières, le Bénin est longtemps resté inconnu. Désireux de partager ses richesses, il ouvre maintenant ses villages, ses musées, ses cases, au tourisme écologique et solidaire : la visite d’un hôte y est considérée comme un véritable prestige.

Enfants au Bénin (Photo Catherine Piret)Situé en Afrique de l’Ouest sur le golfe de Guinée, la position géographique côtière du Bénin ne manque pas d’attraits, avec ses possibilités de pêche et de baignades. On peut accéder facilement aux pays frontaliers : le Burkina-Faso et le Niger au Nord, le Nigeria à l’Est et le Togo à l’Ouest. C’est une société démocratique, une contrée calme et stable, avec le soleil, la lumière, les couleurs, la musique en prime.

J’y ai découvert une alliance intéressante d’attractions naturelles et culturelles telles que la vie quotidienne en harmonie avec l’environnement, les parcs naturels, les lacs et les cascades, les métiers traditionnels, les marchés, les plantes médicinales, la cuisine, l’architecture, les croyances en différentes divinités, la pratique du culte vaudou, les contes et légendes… J’en passe et des meilleures. Mais tout dévoiler limite les surprises !

Avec sa cinquantaine de groupes ethniques, l’art (la peinture ou la sculpture notamment de récupération, la vannerie, les masques guèlèdè, les tentures à broderies, les tissus appliqués) et le folklore (les danses, les costumes, les musiques) m’ont enthousiasmée. Au-delà des ethnies, des langues, des religions, le sentiment d’appartenir à un même pays et la volonté de vivre en paix sont très ancrés. Là où je suis allée, la solidarité n’est pas un vain mot.

Le Bénin attirera donc l’amateur de nature et de culture, l’artiste ainsi que l’artisan, le sportif, le professionnel à la recherche d’autres techniques, le scientifique passionné par des domaines pointus. Que ce soit avec Kofi, Sylvie, Hermione, Jules, Justin, Pierre, Abiba, Aménophis, Xavier, Parfait, et tous les autres, les contacts et les discussions, en français, la langue véhiculaire de cette ancienne colonie française, m’ont franchement plu.

Une formule solidaire et écologique

Femme préparant la cuisine (Photo Catherine Piret)De plus, j’ai opté pour un voyage «responsable, durable», qui applique les mêmes principes que le commerce équitable; il est solidaire dans la mesure où il bénéficie directement aux populations locales en leur procurant un revenu complémentaire; il est écologique car il respecte l’environnement et, quand il y a déplacement en avion, compense les émissions de carbone par des actions concrètes en faveur de la biodiversité.

Au Bénin, l’habitant vit au rythme des saisons et de la musique, refusant le diktat de la montre et consacrant le temps nécessaire… à saluer chaque personne qu’il croise. Les enfants accueillent les «Blancs» par de joyeux Yovo». Les traditions s’avèrent teintées de modernité : le pays compte nombre d’adeptes du portable et d’Internet, là où il y a du réseau et de l’électricité…

Partir à la rencontre de tels peuples et de sagesses traditionnelles demande une certaine ouverture d’esprit, de la réceptivité et de l’humilité pour s’adapter à la réalité et non la conformer à ses désirs. Le véritable voyage de découverte, disait déjà Proust, ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.

Une véritable immersion locale

Sur la plage, au Bénin (Photo Catherine Piret)Pour connaître un peu plus le Bénin, je suis restée cinq semaines là-bas, d’octobre à décembre dernier. Cette saison est particulièrement idéale car la végétation, après la pluie, rend le paysage déconcertant. C’est l’ONG Eco-Bénin qui a organisé mon séjour sur place, de Possotomé à Porto Novo en passant par Koussoukoingou, Tanongou, Ouidah, Cotonou (une ville trop remuante et polluée à mon goût). A travers son option de tourisme solidaire et écologique, l’organisation veut améliorer le niveau de vie des communautés locales et dynamiser l’économie dans une perspective durable.

Solidaire, cela signifie, concrètement, que l’ONG répartit les coûts des services locaux à raison de 45% pour ses prestations diverses, de 25% pour le développement local, de 20% pour l’entretien des circuits et de 10% pour son fonctionnement. Les montants prévus dans l’intérêt général des villages sont accordés d’une part aux prestataires des services, soit les guides, les restaurateurs, etc. ; d’autre part à la communauté via un projet général choisi par le village pour que le tourisme bénéficie à tous.

Écologique, cela veut dire, pratiquement, qu’Eco-Bénin propose à ses hôtes, sur chacun de ses sites, une Action Carbone destinée à compenser les émissions polluantes dues aux déplacements. J’ai ainsi participé à la plantation de… deux millions de plantules de palétuviers, mais à l’horizon 2012, au lac Ahémé.

Bord de mer au Bénin (Photo Catherine Piret)L’objectif final consiste à rétablir de bonnes conditions de pêche et de pratique religieuse. Les populations environnantes ont ainsi les revenus et les conditions nécessaires pour continuer à vivre dans leur village d’origine et ne sont pas obligées, pour des raisons notamment économiques, d’aller vivre en ville !

Les formules de séjour, de stage ou de volontariat d’Eco-Bénin visent l’immersion culturelle et les conditions de vie sont simples, à l’exemple du quotidien de nos hôtes. L’hébergement, la restauration, le guidage et l’artisanat sont gérés par la population locale. L’ONG veille cependant à la propreté et à la sécurité des lieux et à un minimum de confort.

Les circuits proposés sont accessibles à tous les publics, à tous les âges, à des personnes isolées de même qu’à des groupes ou des familles. On opte pour la faune sauvage, la flore exotique, les musées, l’histoire, l’apiculture… Un peu en fonction de ses envies.


Catherine Piret, journaliste belge

Contact : catherine.piret@skynet.be

Site internet :http://www.catherinepiret.be

Bruxelles, avril 2010.

Catherine Piret a été tant enchantée par son voyage qu’elle a prévu d’y retourner deux semaines cet été et vous invite à partager cette aventure. Le voyage se déroulera du mardi 3 août au mardi 17 août. Le prix du séjour se monte à 801 euros par personne (pour 6 pers.), le voyage étant évalué entre 800 et 1.000 euros selon la date de réservation. Pour connaître le programme ou vous renseigner, n’hésitez pas à la contacter.


Crédits photos : Catherine Piret


 
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Discussion

Un commentaire pour “Rencontres au Bénin, le pays de l’authenticité…”

  1. raissa

    Posté le 2 mars 2011 à 22:24

    Merci pour ce retour d’expérience.
    J’espère que ça va donner envie à d’autre de partir découvrir ce magnifique continent!

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