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Revue de presse

Un brin de tourisme durable ?

- Article lu sur http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=32033

Et si cette année vous décidiez de vous consacrer aux autres ? Le tourisme éthique, ou encore écotourisme vous tend les bras ! Engagez vous pour une mission, et rendez vous un peu utile, vous ne regretterez ni les plages, ni les boîtes bondées des destinations branchées. On parie ?

Quantité d’associations, 16 selon l’UNAT (union nationale des associations touristiques), proposent séjours, voyages et autres formules liées à ce que l’on appelle le tourisme durable, ou encore le tourisme solidaire. Pour partir grâce à l’une de ces associations aider votre prochain à l’autre bout de la terre, ou dans votre pays, le minimum requis est une motivation réelle. Un goût pour l’écologie, ou l’humanitaire, relié à des compétences spécifiques peut être un plus.

Deux associations sont particulièrement dynamiques du côté du milieu étudiant : Jeunesse et Reconstruction, et la Guilde. Avant d’en dire plus sur leurs offres, définissons d’abord cette notion de tourisme engagé.

Les diverses formes du tourisme solidaire

Il est avant tout essentiel de différencier un minimum ce qu’on appelle le tourisme solidaire, tourné vers l’humanitaire, de l’écotourisme plutôt lié à des préoccupations environnementales. Le tourisme durable englobe tout ça : l’aspect humain, économique et écologique à la fois.
Selon les organismes, il s’agira de partir reconstruire un pont, une école, de mettre en valeur un patrimoine, de créer des événements, ou seulement de faire attention à son comportement.
Ainsi, Jeunesse et Reconstruction, propose autant des stages d’artisanat, que des stages linguistiques ou encore du volontariat à plus ou moins long terme, tout dépend de votre engagement et de ce que vous souhaitez faire de ce voyage. Par exemple, il est possible de valider un stage obligatoire par ce biais.

L’association gère des chantiers en France et dans 77 autres pays. Les missions sont aussi bien liées à la reconstruction, qu’à l’environnement, ou à l’animation. Les volontaires viennent du monde entier, et sont organisés par groupe de 4 à 50 sur un même projet. Il s’agira donc d’une réelle expérience basée sur l’échange avec son propre groupe, et avec les populations locales. Cela demande des aptitudes à la vie en communauté, une grande curiosité et une capacité d’adaptation. Les chantiers durent en principe entre 2 et 3 semaines et sont ouverts aux jeunes de 18 à 30 ans.
De son côté, la Guilde recrute près de 500 bénévoles par an pour des actions de 4 à 8 semaines dans 30 pays en voie de développement. Il s’agit ici d’avoir déjà en tête un projet bien ficelé et d’avoir des compétences précises dans un domaine requerrant vos soins. Ainsi qu’en témoigne Paul Lefeuvre, 23 ans, parti en Arménie : « le but est avant tout de satisfaire les besoins du partenaire local, non les envies d’aventure des uns et des autres. C’est pourquoi vous ne choisissez pas où vous partez. La Guilde distribue les « postes » en fonction des compétences requises par les accueillants ».
Les deux associations proposent des formules financièrement « allégées » (75 € de frais de participation pour J&R, 80 € pour la Guilde) mais les frais de voyage sont à vos frais, et malgré les accords des associations avec des voyagistes, les billets reviennent assez chers. « Sans compter le passeport, les vaccins et le matériel nécessaire » dixit Lucie Rivet, volontaire en Tanzanie.

L’aventure se prépare

Jeunesse et Reconstruction organise une session de préparation au départ. Ensuite évidemment, passeport, et visa pour certains pays, doivent être à jour. Pour l’Europe, votre carte d’identité suffit. Certaines destinations à risque requièrent une mise à jour de vos vaccins. Pour plus d’informations à ce sujet, consulter le site www.travelsante.com ou www.cimed.org.
Pour ce qui est de vos bagages, pensez léger. Emmenez des vêtements pratiques, qui ne risquent rien et des chaussures résistantes. Gardez en tête qu’il ne s’agit pas d’un voyage d’agrément mais d’un échange humain en faveur des populations locales.
Une assurance est également obligatoire, et une assurance assistance pour les pays non européens. Certaines associations proposent des tarifs.
En terme de dépenses, sachez que quelle que soit l’association avec laquelle vous partez, il vous faudra vous acquitter de l’adhésion (en général de l’ordre de 30 €). Le visa vous reviendra entre 20 et 80 €. Pour les frais sur place comptez entre 100 et 200 € en fonction du partenaire et du niveau de vie local. Enfin, les billets d’avion vous coûteront entre 400 et 1300 € selon la destination choisie.
La Guilde étant un organisme reconnu d’utilité publique, vous pouvez bénéficier d’une déduction d’impôt de 66 %.
Si vous souhaitez postuler, une fiche d’inscription est téléchargeable sur les sites internet des associations.

Leurs adresses :

- Jeunesse et reconstruction : www.volontariat.org
- La guilde européenne du Raid : www.la-guilde.org

- Pour des infos générales concernant le tourisme solidaire : www.echoway.org.


 
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