Fuerteventura est souvent présentée comme un paradis du surf. Et c’est vrai : beaucoup de vent, de la houle régulière, des paysages bruts, et une ambiance plus simple que sur d’autres îles des Canaries.
Mais on a tendance à oublier une chose : l’île est fragile. Très fragile.
C’est sec, c’est aride, et ça ne supporte pas bien les excès du tourisme.
L’idée n’est pas de te culpabiliser avant même d’arriver.
Juste de montrer comment on peut profiter des vagues tout en respectant un territoire qui a clairement ses limites.
Pour préparer ton trip ou choisir un camp qui va dans ce sens, tu peux regarder les options sur oupartirsurfer.com.
Un terrain de surf varié, sans se prendre la tête
Fuerteventura, ce n’est pas “un” spot : c’est une série de zones totalement différentes.
- La Pared, au sud : simple, accessible, parfait pour apprendre.
- El Cotillo : un peu plus exposé, des vagues qui poussent, idéales pour progresser.
- Le North Shore : entre Corralejo et Majanicho, des reef breaks pour ceux qui veulent quelque chose de plus sérieux.
Tu peux changer d’ambiance en 30 minutes de route.
C’est pratique, surtout si tu ne veux pas passer tes vacances à courir après LA vague.
Un environnement qui mérite un minimum d’attention
C’est important de le rappeler : Fuerteventura n’a pas d’eau. Ou presque pas.
Une grande partie de l’eau potable vient de la désalinisation. Ça coûte cher, ça consomme de l’énergie, et ça ne suit pas toujours la demande.
Les dunes, surtout autour de Corralejo, se dégradent vite dès que les gens sortent des sentiers. Et l’ouest de l’île subit déjà l’érosion et les déchets flottants ramenés par les courants.
Bref : c’est beau, mais ça ne s’auto-répare pas.
Comment limiter son impact sans se compliquer la vie
Pas besoin de changer ton mode de vie.
Juste quelques réflexes logiques quand on surfe sur une île qui n’est pas extensible.
1. Choisir une école ou un camp qui fait attention
Il y en a. Tu les reconnais vite : groupes réduits, respect des spots, sensibilisation de base, pas de survente de sessions.
Ce n’est pas forcément plus cher, mais l’expérience est meilleure.
2. Adopter du matos propre
Rien de révolutionnaire :
- crème solaire correcte,
- wax propre,
- réparer ce qui peut l’être chez un shaper du coin.
Ça ne change rien à ton surf, mais ça change pas mal pour l’île.
3. Suivre les sentiers et éviter les zones sensibles
Surtout autour des dunes et des accès aux reef breaks.
Ce n’est pas du flicage : c’est du bon sens.
4. Faire attention à l’eau
Tu peux te doucher. Bien sûr.
Mais une douche rapide suffit largement après une session.
Ici, c’est un geste vraiment utile.
5. Favoriser les acteurs locaux
Un resto simple, un café géré par des habitants, un marché du coin…
Ça paraît anodin, mais ça fait fonctionner la vie locale autrement que via le tourisme industriel.
Des activités qui vont bien avec un surf trip à Fuerte
Pour varier un peu sans s’éloigner de la logique “nature”.
Yoga
Beaucoup de surf camps le proposent. Ça aide pour la mobilité, l’équilibre, et juste pour mieux récupérer.
Randonnée
Le volcan Calderón Hondo est simple d’accès. La vue est top, et ça donne une idée plus globale de l’île.
Surf skate
Quand c’est flat, ça permet de travailler les appuis sans trop réfléchir. Il y a des parks à Corralejo et Lajares, et quelques zones roulantes où tu peux t’entraîner tranquille.
En résumé
Fuerteventura est une super destination pour surfer. Pas élitiste, pas prétentieuse, et avec un côté “nature brute” qui change des spots surpeuplés.
Mais ce côté sauvage demande un minimum d’attention.
Rien de compliqué, juste du respect et un peu de bon sens.
Tu profites mieux.
Et l’île aussi.





